Les gens sont ennemis de ce qu'ils ne connaissent pas (Imam Ali)
17 dirigeants ou ex-dirigeants d'EADS ou d'Airbus s'expliquent cette semaine devant l'AMF sur des ventes massives d'actions, faites peu avant que le cours ne chute, entraîné par les
retards de l'A380.
C'est l'une des plus grandes et délicates affaires politico-financières qu'ait eu à traiter l'actuel gendarme de la Bourse, l'Autorité des Marchés financiers, depuis sa création en
2003. Après plus de trois ans d'enquête, elle approche de son terme - du moins en ce qui concerne les sanctions administratives : des amendes pouvant aller jusqu'à dix fois le profit réalisé. Car
pour les sanctions judiciaires, c'est la justice qui décidera. Au total, 17 anciens et actuels dirigeants d'EADS ou de sa filiale Airbus, et trois sociétés, EADS et ses deux actionnaires de contrôle, l'allemand
DaimlerChrysler et le français Lagardère, sont sur la sellette. Tous sont soupçonnés de s'être enrichis indûment en 2006 en ayant vendu leurs actions avant l'annonce des retards de livraison de
l'A380, et la chute du cours de Bourse qui a suivi en juin 2006. Tous vont être entendus cette semaine à.....
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