VIOL ET PLAINTE - Après combien de temps peut-on porter plainte lorsqu'on a subi un viol?
Il est toujours important de porter plainte après un viol même si le temps de presciption est dépassé. Pour la victime, il est parfois
nécessaire de faire cette démarche de déposer une plainte parce qu'elle est entendue et reconnue en tant que victime. Même si les faits sont anciens, il faut porter plainte. La victime dans
un premier temps aura pu parler des faits et pourra se sentir libérée, dans un second temps la reconnaissance de son agression lui permettra de se sentir soutenue par d'autres et de
reconnaître sa parole comme vraie. Cela permettra de lutter contre la culpabilité ( « si j'ai été violée, c'est peut-être aussi de ma faute ») que la victime ressent à tort, et d'être
reconnue comme une victime à part entière.
FAQ JEUNES
ABUS SEXUEL ET PRESCRIPTION - J'ai 20 ans. J'ai été abusée pendant mon enfance par un adulte proche de la famille. Aujourd'hui, je ressens
le besoin d'entamer une démarche pour dénoncer ces faits : puis-je toujours porter plainte ou ces faits sont-il
La loi permet à la victime de porter plainte jusqu'à 20 années après sa majorité en cas de viols. Cela veut donc dire que vous pouvez porter
plainte jusqu'à vos 38 ans. En ce qui concerne les attouchements sexuels, la prescription est de 10 ans à partir des faits, puis à nouveau de 10 ans à partir de la majorité. Vous pouvez
appeler Jeunes Violences Ecoute pour obtenir les conseils d'un juriste.
AGRESSION PHYSIQUE - J'ai 22 ans et hier, mon ami m'a tapé et m'a menacé de mort si j'en parlais à quelqu'un. Je suis avec lui depuis 2 ans
et j'ai perdu tout contact avec ma famille. Mes amis sont inquiets pour moi . Que dois-je faire? J'ai déjà es
Si vous habitez chez votre ami, il faudrait déjà vous mettre à l'abri et trouver un autre lieu d'hébergement, chez un proche ou un membre de
la famille... On peut aussi vous indiquer une adresse. Les violences risquent d'empirer si rien n'est fait. Une relation amoureuse ne doit pas être violente. Si c'est le cas, vous êtes en
danger. Pour vous aider dans votre démarche de séparation,vous pourriez rencontrer un psychologue soit dans un Espace Santé Jeunes, ou une Associations D'Aide aux Victimes si vous engagez une
procédure judiciaire. En effet, vous pouvez aller porter plainte au commissariat et bénéficier de ce fait de la protection de la police. Vous avez également des associations spécialisées
comme Violences Conjugales – Femmes Info Service joignable au 01 40 33 80 60. Vous pouvez appeler Jeunes Violences Ecoute au 0 800 20 22 23 pour parler avec un psychologue et un
juriste.
AMIE VIOLEE - J'ai une amie qui s'est faite violée quand elle était petite. Maintenant elle a 15 ans et elle m'a avoué ce fait. Elle en a
parlé à sa mère mais celle ci ne veut rien entendre et dit qu'elle raconte des bêtises. J'essaie de la convain
Vous avez raison de vous inquiéter. Votre amie a besoin d'aide. Vous pouvez la soutenir et l'informer des démarches à faire, voire
l'accompagner. En effet, le viol est un crime. S'il est impossible que sa mère dépose plainte pour elle, elle pourra, dès sa majorité, porter plainte seule. Le fait d'en parler à un
professionnel peut permettre un signalement des faits et déclencher une enquête. Il y a certainement dans son école une personne qualifiée et de confiance qui pourrait intervenir et répondre
à ses besoins (assistante sociale, infirmière scolaire, psychologue). Vous pouvez également donner le numéro de téléphone de Jeunes Violences Ecoute.
DEPOT DE PLAINTE D'UNE MINEURE POUR VIOL - Je suis mineure. J'ai été violée. Je n'ose pas en parler à mes parents. Puis-je porter plainte
seule au commissariat ?
Lorsque l'on est mineur(e), il est impossible de porter plainte seul(e). ( Toutefois, un mineur peut se rendre seul à la Brigade des Mineurs
où il sera entendu ). La personne mineure doit se présenter accompagnée d'une personne adulte. Il faudra se présenter au Commissariat de Police ou à la Brigade de Gendarmerie si possible le
plus proche du lieu de l'infraction. La plainte devra préciser la nature et le lieu de l'infraction, l'identité et l'adresse des éventuels témoins, le nom de l'auteur présumé s'il est connu.
Il est souhaitable de joindre à la plainte tous les documents de preuve : certificats médicaux constatant les blessures, arrêts de travail, constats... C'est la raison pour laquelle une
visite médicale, en cabinet ou aux UMJ ( Urgences Médico-Judiciaires ) est nécessaire pour que les blessures soient constatées au plus tôt après les faits. Par ailleurs, vos parents sont vos
référents privilégiés, ils sont responsables de vous et leur en parler vous amènera un soutien, une écoute, un réconfort : évitez de rester seule avec cette situation qui est
douloureuse.
EST-CE UN VIOL ? - J'ai 15 ans, et mon petit ami avec qui je sors depuis 1 semaine, m'a demandé de venir chez lui l'autre soir. Il voulait
avoir une relation sexuelle mais je ne me sentais pas prête et j'ai refusé. Il a insisté, s'est fâché et m'a d
Même si vous sortez avec un garçon, cela ne lui donne pas le droit de vous obliger à faire des choses que vous n'avez pas envie de faire. Si
vous n'étiez pas d'accord, alors il vous y a contraint et c'est interdit. Si vous vous sentez mal depuis, c'est sûrement parce que ce qui s'est passé vous a choquée, justement parce que ça
s'est passé sans votre consentement. Sur un plan purement juridique, « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature que ce soit, commis sur la personne d'autrui par violence,
contrainte, menace ou surprise est un viol. » (222-23 du code pénal). Vous ne devez pas rester seule dans votre situation. Essayez de trouver un adulte en qui vous avez confiance, parent ou
autre, à qui vous pouvez vous confier et qui vous aidera à faire les démarches nécessaires auprès d'un médecin et de la police. Le plus urgent étant votre santé physique et mentale.
ETRE MINEUR ET PORTER PLAINTE - J'ai 16 ans et il y a une bande au lycée qui ne fait que de me frapper et me demande de ramener de l'argent
depuis le début de l'année. Je ne veux pas en parler à mes parents. Est-ce que je peux aller porter plainte à
Si vous souhaitez porter plainte, il vous faut savoir que, en tant que mineur, cette démarche ne peut être faite qu'avec l'un de vos parents
ou un autre adulte de votre famille. Cependant, vous pouvez vous rendre dans un commissariat ou écrire directement au Procureur de la République pour signaler les faits, mais sachez que, si
une procédure est ouverte, vos parents seront automatiquement prévenus. Il faut que vous réfléchissiez aux raisons pour lesquelles vous ne voulez pas en parler à vos parents. Ils sont encore
responsables de vous et de leur parler vous permettra de sortir de cette situation. Essayez de voir avec lequel des deux vous parlez le mieux en général. Pensez, si c'est trop difficile, à
faire intervenir un autre adulte comme médiateur, à la fois proche de vous et de vos parents par exemple une tante, une amie de votre mère,... Si vous rencontrez des problèmes avec vos
parents, vous pouvez parler à un professeur, au Conseiller Principal d'Education ( CPE ), et de manière générale à un adulte de confiance. Vous confier vous soulagera et vous permettra
d’engager des démarches. Il y a des choses que l'on ne peut pas porter tout seul et d'en parler ne peut que vous aider.
FELLATION CONTRAINTE - Ma meilleure amie de 13 ans vient de m'apprendre que son copain de 17 ans l'a obligée violemment à faire une
fellation. Elle va très mal. Je suis la seule au courant. Comment puis-je l'aider ?
Il est important qu'elle sache qu'une fellation contrainte est considérée comme un viol. C'est un crime. Vous ne pouvez donc pas garder ce
secret pour vous. Vous serez obligée d'en parler avec un adulte pour qu'une plainte soit déposée contre l'agresseur. Le mieux est quand même de la convaincre de prévenir ses parents afin de
déposer plainte avec eux. Dans ce genre de situation, il est difficile de se confier à ses parents. Parler d'acte sexuel avec eux implique de dépasser une gêne normale. C'est pourtant
nécessaire qu'elle parvienne à le faire. Pour l'aider, vous pouvez l'accompagner si elle se sent prête à en parler. Si elle a des problèmes avec ses parents, elle peut et doit s'adresser à un
autre adulte. Elle est de toute manière dans la nécessité de faire des démarches. Elle peut appeler Jeunes Violences Ecoute au 0 800 20 22 23 pour parler avec un psychologue et/ou un juriste.
Elle peut également consulter un psychologue dans un Point Ecoute Jeunes ou Point Accueil Ecoute Jeunes, proche de son domicile. Elle pourra trouver les coordonnées de ces lieux soit à la
mairie, soit en appelant Jeunes Violences Ecoute au 0 800 20 22 23.
HARCELEMENT - J'ai 19 ans et je vous appelle car je suis victime de harcèlement par un garçon depuis un an. Il me menace, me rackette,
m'oblige à voler et contrôle tous mes faits et gestes. Je suis plus grand et plus fort que lui et pourtant quand je
Le harcèlement, les menaces, l'extorsion, sont punis par la loi. En parler autour de vous est la première chose à faire, car sortir de
l'isolement vous aidera à vaincre votre peur. De plus, votre agresseur osera moins vous agresser si d'autres personnes sont au courant. Adressez-vous au commissariat pour porter plainte :
votre agresseur devra répondre de ces faits devant la justice.
MA COPINE SE FAIT BATTRE PAR SON COPAIN - Une copine m'a confié que depuis quelques mois son copain est devenu violent envers elle, mais
elle ne veut rien faire. Comment puis-je la convaincre d'agir ? Que puis-je faire pour elle ?
Vous dîtes que votre amie est victime de violences au sein de son couple. Une relation sentimentale n'autorise et ne justifie aucune
violence, d'autant plus si vous vivez ensemble, car il s'agit d'une circonstance aggravante. Afin d'aider votre amie, il est important de lui dire que si la situation ne cesse pas, elle est
en danger. Si votre amie ne signale pas elle-même sa situation, vous devrez le faire pour elle en la prévenant des démarches que vous ferez. Votre présence à ses côtés sera sans doute très
importante. Votre soutien et votre accompagnement seront précieux pour qu'elle arrive à mettre fin à ces violences et/ou à entamer des démarches ( voir un médecin par exemple, pour faire
constater d'éventuelles blessures ). Vous pouvez lui donner des adresses de professionnels et des numéros de lignes comme la nôtre (Jeunes Violences Écoute 0 800 20 22 23) ou des lignes plus
spécialisées ( Violences Conjugales 01 43 48 20 40, le numéro de l'Inavem 0 810 09 86 09 ou SOS Femmes Battues 01 40 33 80 60). Elle peut également se rendre sur le site internet
www.sosfemmes.com
MAJORITE SEXUELLE – J'ai 16 ans et mon ami est majeur. Je désire savoir si je peux librement avoir des relations sexuelles avec lui ou s'il
risque des sanctions.
Il est interdit à un adulte d'avoir des relations sexuelles avec un mineur de moins de 15 ans (article 227-25 du code pénal). Après 15 ans,
le mineur peut avoir des relations sexuelles avec un majeur, à condition que ce majeur n'ai pas de rapport d'autorité avec lui. Il est par exemple interdit pour un professeur d'entretenir des
relations avec un(e) élève. On parlera de détournement de mineur. En l'espèce, vous pouvez poursuivre votre relation sans crainte. Votre petit ami ne commet pas d' infraction.
MOQUERIES ET VIOLENCES PHYSIQUES - Je me fais embêter par des élèves plus âgés dans mon lycée, ils se moquent de moi, me donnent des coups.
Je suis allée voir le surveillant mais il ne m'a pas écouté. Je ne sais pas quoi faire.
Vous pouvez en parler à un autre adulte de l'établissement, un professeur en qui vous avez confiance, le CPE ou encore directement au
principal. Il est responsable de ce qu'il se passe dans son établissement et ne doit pas tolérer qu'un élève subisse une telle situation. Il prendra donc certainement des mesures pour que
cela cesse. Si vous trouvez difficile de lui en parler seul, vous pouvez demander l'aide de vos parents afin qu'ils prennent rendez-vous avec le principal du lycée et vous accompagnent dans
votre démarche.
PLAINTE OU MAIN COURANTE ? - J'ai été agressée par un inconnu en rentrant chez moi. J'ai 17 ans. Mes parents m'ont accompagnée au
commissariat afin de porter plainte. Les policiers n'ont pas pris ma plainte mais enregistré une main courante. Je souha
Une main courante est un registre administratif propre aux services de police. Il s'agit d'une simple déclaration qui permet de laisser une
trace écrite. Elle ne permet pas d'enclencher des poursuites judiciaires. La main courante est en principe utilisée pour consigner des faits peu graves. Si vous êtes victime de violences, il
est donc très préférable de déposer une plainte en bonne et due forme. La loi fait obligation aux services de police de recevoir les plaintes déposées par les victimes d'infraction pénale
(article 15-3 du Code de Procédure Pénale), même si vous déposez plainte dans un autre commissariat que celui du lieu où les faits se sont produits. Cette obligation est valable quelque soit
l'importance des faits dont la personne a été victime. Il est également possible de porter plainte directement auprès du Procureur de la République. Cette plainte doit être faite par lettre
simple. Ce courrier doit être le plus précis possible, et doit comporter la date, le lieu, ainsi qu'une description des faits. Si la victime ne connaît pas son agresseur, elle peut porter
plainte contre X. Il est important de joindre à ce courrier toutes les pièces justificatives comme un certificat médical précisant le nombre de jours d'interruption temporaire de travail
(ITT). En effet, en matières de violences physiques, le code pénal donne l'incapacité totale de travail ( ITT ) comme référence, même si vous n'avez pas d'emploi. Les faits sont qualifiés de
délit si l' ITT est supérieure à 8 jours(article 222-11 C.P.) et de contravention si elle est inférieure (article R625-1 C.P.). Il s 'agit là d'un principe général ; la loi prévoit des
circonstances aggravantes, liées notamment à l'âge de la victime ou à la qualité des auteurs qui vont permettre la qualification des faits en délit quelque soit la durée de l' ITT. A la suite
du dépôt de cette plainte, deux solutions sont possibles : soit le Procureur donne suite et engage des poursuites, soit il classe sans suite faute d'éléments suffisants par exemple. Dans ces
deux hypothèses, la victime est informée des suites données.
RACKET - Madame, il y a des jeunes qui me rackettent. Ils me demandent de l'argent. Qu'est-ce que je peux faire ? Si je parle, ils vont me
frapper.
Dans ce cas, vous pouvez aller voir le Conseiller Principal d'Education ( CPE ) ou les surveillants. Les adultes sont là pour vous protéger.
Vous devez aussi en parler avec vos parents qui pourront rencontrer la direction de l'établissment et faire ne sorte de mettre en oeuvre des moyens pour stopper ces agressions. Si vous vous
taisez, ils vont de toutes façons continuer à vous malmener et à vous faire peur.
RELATIONS SEXUELLES - J'ai 16 ans et je sors avec une fille depuis 3 mois. L'autre jour nous étions chez elle et ses parents étaient
absents. J'avais envie d'avoir des rapports sexuels avec elle mais nous n'en avions encore jamais eu ni l'un ni l'autre.
Lorsqu'une fille dit « non », cela doit être entendu comme un vrai « non », et il faut que le garçon entende ce « non ». Si elle est
contrainte, il s'agit d'un viol. Elle est en droit de porter plainte. L'insistance peut-être perçue par l'autre comme une forme de contrainte et peut l'empêcher de faire des choix. Il serait
important pour vous deux de comprendre ce qui s'est passé. Vous devez pouvoir la contacter afin d'exposer chacun vos points de vue. Nous vous conseillons d'appeler Jeunes Violences Ecoute au
0 800 20 22 23 pour parler à un psychologue et à un juriste.
VIOLENCES REGRETTEES - Je suis régulièrement violent avec mes camarades et je ne sais pas pourquoi. Je suis rejeté par tout le monde. Je
voudrais que cela s'arrête. Que puis-je faire ?
Il est en effet important que vous compreniez d'où vient cette violence. Il faudrait que vous en parliez à un professionnel ( un psychologue
par exemple ) qui pourrait vous soutenir et vous accompagner dans cette réflexion. Il existe plusieurs structures comme un Point Accueil Ecoute Jeunes ou un Centre Médico-Psychologique où
vous pourrez mettre en place une aide psychologique afin que vous puissiez parler de votre manque de contrôle et trouver des solutions pour contenir cette violence. Vous pouvez commencer par
appeler Jeunes Violences Ecoute au 0 800 20 22 23.
VIOLENCES SEXUELLES sur un garçon - Je suis un jeune homme de 20 ans et je subis des violences sexuelles de la part d'une bande de jeunes.
Ils ont appris que j'avais eu des relations homosexuelles et depuis, ils m'obligent à leur faire des fellations. J
Les faits dont vous parlez sont graves, au regard de la loi vous êtes victime de viol. Vous êtes en droit de porter plainte. Pendant la
durée de l'enquête, il n'y a aucune raison qu'une personne extérieure apprenne ce qu'il s'est passé par ce biais, cela ne concerne que vous et vos agresseurs et la police n'a pas le droit
d'en informer une tierce personne. D'autre part, il me semble important que vous puissiez en parler à un professionnel dans le cadre d'entretiens psychologiques par exemple, étant donné les
sentiments que cela provoque chez vous. Vous pouvez appeler « Jeunes Violences Écoute » pour en parler anonymement au 0 800 20 22 23.
FAQ PARENTS
AGRESSION ET RACKET - Je suis mère d'un jeune homme de 17 ans qui se fait régulièrement agresser très violemment et racketer par deux
groupes de jeunes qu'il suppose être de notre quartier voire de son lycée. Certaines fois, ils sont cagoulés. Il a
Ces faits sont graves, et vous êtes en droit de porter plainte. Votre fils étant mineur, il ne peut porter plainte sans un adulte. Si votre
fils a subi des coups, il faudra l'accompagner soit chez le médecin, soit à l'hôpital pour qu'il soit pris en charge et obtienne un certificat médical qui constate ses éventuelles blessures.
La police peut l'orienter sur l'Unité Médico-Judiciaire afin d'avoir un document médical utilisable en justice. D'autres parents d'enfants victimes de ces mêmes jeunes peuvent peut-être se
joindre à vous pour porter plainte. Si vous craignez des représailles consécutives à votre dépôt de plainte, sachez que vous pouvez demander à être domiciliés administrativement au
commissariat. Il faut aussi en parler au conseiller principal d'éducation ou au chef d'établissement, surtout si les auteurs de ces agressions font partie du lycée. Si c'est le cas,
l'établissement peut également se positionner, voire porter plainte, même si les faits se déroulent à la sortie du lycée. D'autre part, un soutien psychologique pourrait être bénéfique pour
votre fils. Pour obtenir l'adresse d'un Point Accueil Ecoute Jeunes ou d'un Centre Médico-Psychologique, téléphonez à Jeunes Violences Ecoute au 0 800 20 22 23.
BIZUTAGE - A qui dois-je m'adresser si mon fils est victime de bizutage dans son lycée ?
Vous pouvez vous adresser au principal, au Conseiller Principal d'Education ( CPE ), à l'assistante sociale ou l'infirmière scolaire. Toutes
ces personnes sont censées pouvoir régler ce type de problèmes, en prenant contact également avec la famille de l'enfant qui pose problème. A partir du moment où il y a des violences
(physiques, verbales, psychologiques), le bizutage est une infraction. Vous pouvez donc porter plainte auprès du commissariat de police. Vous pouvez également contacter le Comité National
Contre le Bizutage qui est joignable par mail (contrelebizutage@free.fr). Sur Jeunes Violences Ecoute (0 800 20 22 23), un psychologue et un juriste pourront aussi vous conseiller.
CONSEIL DE DISCIPLINE POUR DES FAITS EXTERIEURS A L'ETABLISSEMENT - Mon fils de 16 ans doit passer devant le conseil de discipline de son
lycée. Il lui est reproché d'avoir frappé un autre élève dans une rue à proximité de l'établissement. Je souh
Les sanctions disciplinaires et pénales sont indépendantes. Une sanction disciplinaire peut être infligée sans attendre l'issue des
poursuites pénales (Décret du 18 décembre 1985). Les atteintes contre les personnes constituent des faits pouvant faire l'objet de sanctions disciplinaires. Les sanctions disciplinaires
correspondent à des troubles graves. Elles sont prises par le chef d'établissement ou le conseil de discipline. En principe, les sanctions disciplinaires ne concernent que les actes commis au
sein de l'établissement. Toutefois, il est évident que le chef d'établissement ne peut pas laisser faire n'importe quoi au dehors de son établissement. C'est pourquoi il est admis qu'il peut
sanctionner un élève pour des faits commis aux abords ou à proximité de l'établissement. C'est le chef d'établissement qui décide si un comportement doit donner lieu ou non à une sanction
disciplinaire (article 8 du décret du 30 août 1985). Il doit saisir le conseil de discipline pour prononcer une décision d'exclusion supérieure à huit jours. Pour les autres sanctions, il
peut les prononcer seul ou faire appel au conseil de discipline (article 31 du décret du 30 août 1985). Les décisions d'engager des poursuites disciplinaires ne sont pas susceptibles de
recours en annulation devant le juge administratif. Cependant les décisions de sanction peuvent être contestées. La procédure de contestation est différente selon que la sanction est une
mesure d'exclusion supérieure à huit jours ou non.
HUMILIATIONS - Ma fille est régulièrement humiliée par son professeur de math, qui se moque de son apparence physique. Est-ce normal
?
Personne n'a le droit de discriminer votre fille ni de porter atteinte à son identité et à sa dignité. S'agissant d'un professeur investi
d'une certaine autorité, c'est encore plus grave, puisqu'il utilise son ascendance de manière abusive. Il vous faut prévenir le chef d'établissement de ses agissements. Vous pouvez également
saisir le Rectorat de votre Académie. Vous pouvez prendre rendez-vous avec le professeur afin de lui faire part de votre désapprobation concernant son attitude vis-à-vis de votre fille et
l'informer des démarches que vous comptez entreprendre.
LA PROCEDURE DE PLAINTE - Notre fils est victime de violences de la part d'un groupe au lycée depuis un moment. Là ça a été trop loin et
nous voulons porter plainte. Quelle est la procédure?
Vous devez d'abord emmener votre fils aux urgences ou chez son médecin traitant, selon la gravité des lésions. Puis, vous allez au
commissariat avec ce certificat, et votre fils fera sa déposition. La police vous délivrera ensuite une « réquisition à personne » pour vous rendre dans le Centre Médico Judiciaire de votre
département afin qu'il puisse être examiné par un médecin judiciaire qui évaluera son préjudice corporel et fixera un nombre de jours d' ITT (Incapacité Totale de Travail). L'ITT est une
notion purement juridique, elle n'a ni valeur d'arrêt de travail ni d'arrêt maladie. C'est le médecin judiciaire qui a estimé après l'examen clinique que durant X jours, vous ne pouvez pas
faire les gestes de la vie courante (se lever, s'asseoir, marcher, mastiquer etc. ) sans être gêné dans vos mouvements. Si l'ITT est inférieure à 8 jours et que le Procureur décide d'une
audience, celle-ci se déroulera au Tribunal de Police . Si l'ITT est supérieure à 8 jours, ce sera au Tribunal correctionnel . Ce certificat est la base de votre plainte. Vous devrez le
rapporter au commissariat. Les agresseurs seront alors convoqués pour être entendus sur les faits que vous leurs reprochez. S'ils nient avoir agressé votre fils ou si leurs versions divergent
de la sienne, la Police peut vous demander de venir pour une confrontation afin de réécouter les parties et faire émerger ce qui s'est réellement passé. A partir de là, c'est le Procureur qui
prend une décision par rapport à votre plainte.
MOQUERIES, BRIMADES - J'ai un fils de 15 ans qui subit des moqueries de la part d'élèves du lycée, ils le frappent et l'isolent des autres.
Mon fils en souffre énormément et ne veut plus retourner en classe. Que pouvons-nous faire?
MOQUERIES, BRIMADES - J'ai un fils de 15 ans qui subit des moqueries de la part d'élèves du lycée, ils le frappent et l'isolent des autres.
Mon fils en souffre énormément et ne veut plus retourner en classe. Que pouvons-nous faire?
RACKET - Je suis la grand-mère d'un jeune de 13 ans qui subit des violences. Il serait victime de racket de la part d'adolescents qui
l'obligeraient à voler de l'argent en lui imposant une somme à donner quotidiennement. Je me suis aperçue récemment
Votre petit-fils peut tout à fait appeler sur la ligne Jeunes Violences Écoute joignable au 0 800 20 22 23 pour rompre son sentiment
d'isolement. Cette ligne étant anonyme et gratuite, cette démarche pour lui devrait être facilitée. Votre fille peut également appeler Jeunes Violences Écoute si elle souhaite avoir un
éclairage juridique dans le cadre éventuel d'un dépôt de plainte. Elle est en droit de déposer une plainte au commissariat car les faits sont graves. Enfin, votre fille peut prendre
rendez-vous avec le CPE ou un professionnel de l'établissement scolaire puisque les agresseurs sont des jeunes du collège.
RACKET : PLAINTE ET SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - Mon enfant de 16 ans est perturbé car il a été racketté. Que puis-je faire? Dois-je porter
plainte? Comment puis-je l'aider?
Vous devez en effet déposer une plainte. Lorsque le racket a lieu au sein de l'établissement scolaire ou à la sortie, il est important d'en
informer la direction et les professionnels de la surveillance. La direction doit résoudre le problème de racket. Avec la plainte, vous et la société, protégez votre enfant. Si votre
adolescent ne va pas bien, vous pouvez lui conseiller de consulter un psychologue pour parler. Il y a des Points Ecoute Jeunes ou les CMPP qui reçoivent les jeunes.
RACKET EN MILIEU SCOLAIRE - Mon enfant est racketté par d'autres jeunes au sein de son lycée. Il se fait prendre des objets de faible
valeur. Il se fait harceler. J' ai rencontré le chef d'établissement mais rien n'a changé. Que puis-je faire?
En général, la direction (le Chef d’Etablissement, le Conseiller Principal d'Education ) de la structure fait en sorte de convoquer
l’agresseur et sa victime et de prendre des mesures qui mettront fin à la violence. Mais ce n'est pas toujours évident et cela prend du temps. Il faut calmer les esprits ! Si rien ne semble
évoluer on peut alors se tourner vers l'inspecteur d'académie ou en dernier lieu vers le médiateur de l'éducation nationale. La famille est en droit de porter plainte auprès du
commissariat.
SOUPÇON DE RACKET - Depuis quelques mois, mon fils de 15 ans revient du lycée en ayant successivement « perdu » son téléphone portable, sa
montre, son blouson... Hier, il m'a demandé de lui augmenter son argent de poche. Je soupçonne qu'il se fait
Même s'il n'ose pas vous en parler, vous pouvez essayer de lui faire entendre qu'il n'est pas responsable de ce qui lui arrive et qu'il est
important qu'il parle pour que cela cesse. S'il n'ose pas dire ce qu'il se passe, c'est peut-être parce que ces agresseurs le menacent de représailles dont il faut le protéger. Se taire n'est
pas une solution. Au contraire. Dites-lui que vous vous inquiétez pour lui et que, s'il s'agit effectivement de racket, c'est un problème important qui mérite d'être signalé à la police et de
faire l'objet d'une plainte. Sachez qu'il peut également en parler en nous joignant sur notre ligne téléphonique anonyme au 0800 20 22 23.
VIOL - Je voudrais des renseignements pour ma nièce de 17 ans qui n'arrive pas à téléphoner. Elle a subi un viol la semaine dernière. Elle
était vierge. Elle s'est fait abuser par une connaissance en qui elle avait confiance. Elle est aujourd'hui ha
Sur le plan médical, votre nièce peut appeler la ligne Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236 pour être conseiller par un médecin et obtenir des
coordonnées de consultations médicales. Sur le plan juridique, vous pouvez appeler à nouveau sur Jeunes Violences Ecoute au 0 800 20 22 23 pour avoir les conseils d'un juriste. Sur le plan
psychologique, il existe des permanences de psychologues au sein des associations d'aide aux victimes où votre nièce pourrait se rendre. En appelant Jeunes Violences Ecoute, votre nièce
pourra parler de sa situation et avoir des adresses si elle le souhaite.
FAQ PROFESSIONNELS
Derniers Commentaires