Carnet de Liens - Tout sur les abus sexuels et les conséquences
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« Les vérités qu’on aime le moins apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.»
Proverbe chinois
Des centaines de femmes membres de diverses associations féminines, des autorités politico-administratives, militaires et religieuses ainsi que des organismes internationaux ont participé ce jeudi à une caravane motorisée dans les rues de la ville. Ceci pour marquer d’un cachet spécial la fin du mois de la femme et en même temps inaugurer la campagne d’information, de sensibilisation et de plaidoyer contre les violences sexuelles, rapporte radiookapi.net
Une caravane de 80 véhicules et motos a circulé à travers les grandes artères de la ville. Sur les calicots et autres banderoles arborées, on pouvait lire « violences sexuelles, plus jamais ça »,
« auteurs des violences sexuelles, quelle honte ». Selon la responsable provinciale du Fonds des Nations Unies pour la population, la Province Orientale bat le record des violences sexuelles
après le Nord Kivu. 1.966 cas de viol ont été recensés en 2007. Environ 200 cas ont déjà été enregistrés pour le 1er trimestre 2008. Antoinette Kingwaya en appelle à la fin de l’impunité et à la
dénonciation des auteurs de ces crimes. « Aux autorités, j’ai lancé le message de la fin de l’impunité. Que les auteurs soient inquiétés. Que la population ne couvre pas les auteurs, ils
doivent les dénoncer. Que les victimes sortent de leurs cachettes pour aller vers les structures qui peuvent les prendre en charge. »
Parmi les manifestants, on note une forte mobilisation de l’armée et de la police. Le capitaine Lisette Kabuya, chef de bureau mutation à la 9e région militaire, a félicité l’implication du
commandant de la 9e région militaire dans la lutte contre les violences sexuelles au sein de l’armée. Elle appelle ces compagnes de l’armée à sortir du silence. « Biologiquement, nous sommes
des femmes. C’est seulement l'uniforme qui prouve que nous sommes des militaires. L’armée est une institution où se donnent beaucoup d’ordres. Tout celui qui est passé par un centre de formation
sait qu'un ordre mal donné ne s’exécute pas. Donc, au regard de ce principe, je pense qu'il n’y aura pas de violences sexuelles. Si tu te laisse faire, cela veut dire qu'il y a consentement.
Mais, si cet ordre est donné, tu peux le dénoncer. »
Quant au gouvernement provincial, il émet le vœu de voir cette campagne se poursuivre dans l’arrière province.
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