Rechercher

Derniers Commentaires

Samedi 3 mai 2008

A lire : LES VICTIMES SE SOIGNENT ELLES-MÊMES !

SanViolentine: Organise bientôt : VICTIMES ACTIVES - les victimes se soignent elles-mêmes !


Suite à une conférence à
Neuchâtel en Suisse, j'ai pu faire la connaissance de M. Gérald Brassine, Psychothérapeute depuis 1975, sa conférence a attiré toute mon attention. Apres plusieurs échanges d'e-mails, j'ai décidé de me soumettre à sa thérapie, sans à vrai dire trop d'espoir. Mon parcours de 20 années de thérapies et autant de thérapeutes, psychiatres, psychologues et thérapies alternatives, ne m'ont pas donné beaucoup d'espoir par rapport à cette nouvelle technique. Mais la rage de vouloir m'en sortir et la curiosité qui s'était réveillée m'ont fait décider de poursuivre.

Les thérapies « normales » m'ont aidées dans le sens ou j'ai pu mettre des mots sur mon mal-être, me libérer en premier instance du trop plein: comme une cocotte minute, la soupape commence à tourner encore et encore, et si personne ne la soulève cela donne l'impression que la cocotte va exploser. Je me suis souvent sentie ainsi, bouillonnante, explosive. Bien évidement je ne juge pas les thérapies « normales » car au contraire nous en avons besoin, mais ne serait-il pas possible de faire ces thérapies en parallèle avec une thérapie comme M. Brassine propose?

J'aimerais que des personnes avec des traumatismes, comme moi, qui ont vécu le viol, l'inceste, la violence conjugale puissent accéder à des thérapies aussi bénéfiques que la "PTR" (Psychothérapie du Trauma et Réintégration).

Avez-vous déjà entendu parler de la thérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing/intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires), j'ai suivi cette thérapie pendant un séjour en clinique, la clinique Berus en Allemagne, des images me hantaient encore à l'époque, et me faisaient passer des nuits blanches ainsi que des journées agitées. L'EMDR m'a sincèrement bien aidée à transformer ces images d'horreur en images neutres. La vie devenait déjà plus belle à l'époque, bien évidement ce n'est pas que grâce au traitement EMDR mais grâce à l'ensemble des thérapies suivies dans cette clinique: l'affirmation de soi, les groupes de paroles, l'art thérapie etc... Ne plus me sentir seule avec mes souvenirs, me sentir comprise (sans devoir me justifier) dans les groupes de paroles, ou d'autres victimes me comprenaient sans me juger, m'a fait prendre conscience que les personnes qui racontaient leur vie à la télé ou dans les livres n'étaient pas uniquement des personnes loin de chez moi mais des personnes bien réelles. Je n'avais qu'à regarder autour de moi dans cette clinique pour comprendre que « malheureusement » je n'étais pas la seule à avoir souffert dans la vie.

Si avec mon témoignage je peux contribuer à un mieux-être de certaines personnes sans qu'elles passent, comme moi, par des dizaines de thérapeutes et un alcoolisme profond, j'en serais très heureuse.

Le déroulement de la PTR ne diffèrent pas beaucoup de la EMDR, néanmoins il y a des différences, ainsi je vais essayer d'être le plus juste dans mes propos.

L'EMDR commence avec les émotions, images, souvenirs négatifs en neutralisant ceux-ci par des mouvements oculaires. Le thérapeute de la clinique Dr Riedel, m'avait demandé de me souvenir d'une image de l'époque de l'inceste. Avant de commencer il m'a tout d'abord demandé de trouver une image joyeuse ou positive pour remplacer celle de l'horreur. Je me suis mise assise en face de mon thérapeute, il a commencé à bouger ses doigts devant mes yeux en me demandant de suivre le mouvement en ayant cette image d'horreur bien en tête. Apres quelques minutes il m'a demandé de me souvenir de mon image de remplacement. Sur le moment la seule chose que je ressentais était une énorme fatigue, je me sentais littéralement vidée. Par précaution je me suis reposée un peu, me demandant ce qu'il se passait. La nuit ayant suivie cette thérapie d'EMDR était la pire de toute mon existence, des cauchemars horribles, des angoisses, des peurs. Tout, mais vraiment tout était remonté à la surface, l'enfer! Mais miracle, depuis cette nuit, l'image si douloureuse d'auparavant n'existait plus. Bien évidement je la vois encore mais je n'ai plus l'impression qu'un mort marche sur ma tombe. Je ne peux donc dire que du bien de l'EMDR.

Suite à mon passage en clinique et la sortie de mon livre, je me sentais assez forte et capable de créer notre propre association. Chose faite en 2006. C'est justement cette association qui me pousse également à m'informer sur les thérapies nouvelles. Me rendre en Suisse pour un congrès autour des abus sexuels avec des intervenants venant de partout dans le monde m'avait semblé être l'occasion idéale pour entendre parler les professionnels, psychiatres, thérapeutes de ce sujet. C'est donc à cette occasion que j'ai pu entendre M. Brassine. Sa façon de s'exprimer, dans un langage que même moi, petite hollandaise adoptée par les français, pouvait comprendre, avait directement attiré mon attention. Comme mon séjour en clinique n'a pas enlevé toutes mes peurs et craintes, je n'ai pas osé aborder M. Brassine sur place, moi petite présidente d'une petite association, je ne me sentais pas à la hauteur. Une fois à la maison, bien évidement je m'en suis voulue, pourquoi devais-je toujours me mettre en retrait? Pourquoi ne pouvais-je pas aborder quelqu'un juste pour demander des informations? Vous qui avez été victime, vous connaissez peut-être le même problème. En tout cas, en prenant tout mon courage à deux mains, j'ai écrit à M. Brassine, qui m'a gentiment répondu en me donnant toutes les informations nécessaires pour me décider à essayer sa thérapie. Je ne regrette rien.

Comme je le disais déjà, la thérapie PTR ressemble beaucoup à l’EMDR mais il y a néanmoins quelques différences. Nous étions reçu mon mari, qui me soutien depuis notre rencontre il y a 7 ans dans toutes mes démarches, et moi, dans son bureau pas loin de Bruxelles. Nous avions surtout encore un gros problème à résoudre dans notre couple: mes blocages corporels. Nous avons donc demandé à M. Brassine s'il pouvait nous aider dans ce sens. J'avais l'impression que pour le reste tout ou presque allait bien. Je me suis trompée.

J'aimerais préciser avant de continuer, que M. Brassine propose à toutes les victimes de viol d'être accompagnées par quelqu'un de confiance ... parce que, ce n'est pas toujours évident d'être seule avec un homme... Souvent il laisse la porte ouverte qui donne sur le hall, dans lequel sa femme et ses deux filles passent... Le confort à tout niveau pour la patiente est essentiel et s'il n'y pense pas lui même, il les invite toujours à être le boss à tout instant dans le travail et par rapport à chacune de ses suggestions, oser lui dire non, refuser quelque chose est la meilleure des collaborations dans la thérapie.

Après une bonne heure d'explications, de témoignages sur ma vie, M. Brassine, m'a demandé si j'aimerais que mon mari assiste à la thérapie ou pas. Heureusement j'ai décidé qu'il pouvait y assister. Je dis heureusement car il a vu par lui-même comment se déroule une séance et en plus il a pu constater les émotions profondes qui restent cachées en moi et qui causent les blocages. M. Brassine, s'est mis en face de moi et m'a demandé la permission de tapoter mes genoux. En tapotant il m'a demandé de me mettre dans une situation ou dans un endroit dans lequel je me sens en sécurité. J'ai opté pour partir en pleine nature avec mes pinceaux et mes tableaux. Je me sentais bien, rassurée... Encore une fois il m'a dit qu'à chaque instant je pouvais l'arrêter, j'étais seule maitre à bord, chose très rassurante. Ensuite, petit à petit, il m'a parlé de mes mauvais souvenirs et des images d'horreur qui me hantait encore. Je lui avais raconté au début de la séance que j'avais souvent, juste avant de m'endormir, des images bizarres de grands sexes masculins qui se déformaient, qui m'attaquaient, qui rendaient mes nuits insupportables. Il m'a suggéré de transformer mes images d'horreur en images ridicules sur mon tableau imaginaire. Certaines images, j'ai pu les transformer sans problème, le rideau de douche est devenu un rideau gai avec plein de couleurs, la cuvette des toilettes est devenue un moyen pour noyer mon agresseur, il était ridicule avec sa tête dans les toilettes et ses fesses en l'air, bien évidement tout ceci dans mon imagination. Par contre transformer le sexe de mon agresseur n'était pas facile, je ne concevais pas de mettre une fleur à la place, car une fleur est belle, jolie et sent bon, tout le contraire du sexe de ce minable. J'avais opté pour un robinet, en pensant ainsi que je suis la seule à pouvoir l'ouvrir et le fermer: erreur de ma part! M. Brassine à directement remarqué qu'il y avait un problème et m'a demandé d'ouvrir les yeux et a commencé à bouger ses doigts devant mes yeux. Je n'arrivais plus à me concentrer sur cette image et nous avons arrêté la séance. Le fait de changer la technique m'avait permis de me détacher un peu de ce robinet. Nous avons essayé de discuter encore un peu mais je n'étais plus capable d'absorber quoi que ce soit, comme avec l'EMDR une grosse fatigue m'a envahie. J'avais déjà peur pour la nuit que j'allais peut-être passer, mais heureusement les cauchemars ne sont pas apparus.

La chose incroyable pour moi pendant la séance était le fait de pouvoir fermer mes yeux sans crainte, sans angoisse. Ceci m'est habituellement impossible surtout en présence de personnes inconnues.

Pendant plusieurs jours, cette image de robinet m'a hantée, sur mon trajet de travail, pendant mes occupations journalières, mais petit à petit cette image à disparue sans pouvoir être remplacée, mais au moins elle ne m'angoissait plus! Par contre les sexes qui se baladaient auparavant, juste avant de m'endormir avaient disparu. Pour en être certaine, la veille de la deuxième thérapie, j'ai essayé de les revoir, et ouf, heureusement ce n'était pas qu'une impression, ils avaient réellement disparu.

La semaine suivante, nous avons renouvelé la thérapie en présence des thérapeutes en formation. Une séance que je n'oublierai pas d'aussi tôt! Comme M. Brassine était au courant de mon histoire ainsi que la raison pour laquelle je venais le voir, nous n'avons plus eu besoin de préparer la séance comme la première fois. Les thérapeutes mis au courant de mon histoire par M. Brassine ne m'ont pas posé de questions. Un groupe bien agréable et attentionné. Je me suis sentie comme étant "la vedette". J'ai expliqué mes observations depuis la première thérapie, ce fichu robinet qui m'avait causé des soucis. Mais à part cela, un sentiment d'une certaine légèreté, d'un mieux être.

Nous avons donc repris le "tapotage" sur mes genoux et encore une fois mes yeux se sont fermés tout seul, et là mon mari, mon soutien moral, n'était pas présent. M. Brassine m'a proposé de travailler sur les mots, les menaces etc. de l'époque de la part de mon agresseur, et les mots blessants de ma mère. Pour cela il m'a demandé si nous avons des animaux. Ma réponse était que nous avons un chien, mais le fait qu'il est trop gentil et que c'est le seul male qui m'a toujours obéi ne me semblait pas adéquate dans cette thérapie, il me fallait un animal plus féroce qui arriverait a avaler toutes ces méchancetés. D'un coup j'ai pensé à l'aquarium de mon fils rempli de piranhas. Ils ont su avaler les mots sans s'étrangler. Ensuite M. Brassine m'a invité à traiter la saleté, un sentiment que je ne connais que trop bien, je suis sale, aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. Pour cette raison, les attitudes d'auto-infligeassions comme les vomissements, les laxatifs (pour me nettoyer), les difficultés de prendre une douche (l'inceste s'est déroulé pendant 5 ans dans la salle de bain), les blocages corporels (chaque « trou » étaient pénétré et sali par mon agresseur), me pourrissent la vie. Travailler sur tout ca, me semblait mission impossible et pourtant! J'ai donc de nouveau mes yeux fermés, M. Brassine me demande de me mettre dans un endroit sécurisé, j'opte cette fois pour mon feu de cheminée (j'ai dû être pyromane dans une vie antérieure, tant j'aime le feu). Petit à petit, M. Brassine me fait mettre des mauvais souvenirs de mon enfance dans ce feu, ma mère est passée en fumé sans problème, mon agresseur plus tenace ne brûlait pas, en tout cas pas assez bien. M. Brassine m'a demandé si j'arrivais à m'imaginer dans une grande forêt amazonienne sous une cascade d'eau chaude, une eau qui purifie tout, mon corps, mon intérieur... Je me suis sentie comme une princesse sous cette cascade.

Je me suis sentie littéralement délivrée de la saleté. M. Brassine à profité de me voir ainsi pour ajouter mon agresseur dans cette image, mais je ne voulais pas le voir là ou moi je me sentais si bien. Nous l'avons transformé en proie pour un grand jaguar qui passait dans le coin et qui a, avec appétit, commencé son repas avec le sexe de mon agresseur, un vrai bonheur pour le jaguar et pour moi. M. Brassine m'a demandé si je pouvais m'imaginer petite fille pendant ce passage dans la forêt amazonienne en regardant le jaguar savourer son repas. Je ne croyais pas pouvoir y arriver, car l'exercice de me voir comme une petite fille, m'avait déjà été proposé à plusieurs reprises en cure, et je n y étais pas arrivée. Mais ici en Belgique dans cette salle de thérapie avec tout ce monde autour de moi, j'ai pu me voir petite et en plus, moi en tant que "grande/adulte", j'ai pu prendre dans mes bras cette petite fille déroutée, blessée, souffrante. Je me suis prise dans les bras, j'ai pu me protéger et j'ai surtout pu m'aimer. Au même moment M. Brassine me demande d'ouvrir les yeux pour que cette belle image ne reste pas qu'un rêve mais devienne réalité. Je ne sais pas si mes explications sont claires mais j'étais heureuse comme je ne l'avais encore jamais été pendant cet instant. Sur ce moment de bonheur nous avons arrêté la séance.

La fatigue tant ressentie la première fois n'était pas au rendez-vous, mais un bien-être avait pris sa place. Je me sentais bien, légère, capable de tout. Une bonne journée. Le lendemain, dimanche, j'étais fatiguée, je n'avais pas trop le moral: le contrecoup. A partir du lundi suivant, j'ai commencé à ressentir de vrais changements, j'ai commencé à dormir comme un bébé, chose impossible depuis des années, mes angoisses qui me faisaient tant transpirer la nuit ont disparues. Je ne me sentais plus stressée, angoissée dès qu'une personne faisait une remarque aussi bien sur mon travail que sur mon comportement. Comme si je commençais à accepter que je n'avais pas besoin d'être parfaite, que je n'avais pas besoin d'être sur mes gardes tout le temps. Qu'est ce que la vie est bien plus facile ainsi!

Bien évidement il y a encore quelques petits trucs à régler mais ils sont minimes par rapport au reste. Il faut également que je me force un peu par rapport aux mauvaises habitudes prises depuis des années, donc manger moins pour ne plus avoir des envies de vouloir vomir, arrêter les laxatifs etc.

Des que je vais dans la salle de bain, je pense à cette cascade et ca va beaucoup mieux, mon agresseur ne fait pas partie de cette image et même s'il se montrait, le jaguar veille toujours. Les moments intimes avec mon mari n'ont encore pas retrouvé leur place mais la tendresse est revenue, on se reprend dans les bras, chose que nous ne faisions plus depuis belle lurette.

Pour ma part je ne peux que dire que c'est une thérapie qui vaut vraiment la peine d'être connue et d'être suivie par tous ceux et toutes celles qui ont vécu des traumatismes.

Frieke Brandebourg-Jeurgens

ajouter un commentaire commentaires (6)   

Commentaires

Bonsoir Frieke,

Heureuse pour vous que vous soyez parvenue à revivre après vos multiples traumatismes.
Une question se présente, veuillez excuser son indiscrétion, mais comment avez-vous accepté votre mari dans votre vie, au début de votre relation?

De plus, pensez-vous que l'EMDR ou PTR soit utile uniquement dans les cas où le traumatisme est représentable par des images d'horreur? En d'autres termes, est ce que cette forme de thérapie peut être utile dans les cas d'hébêtement, lorsqu'il y a "non-vie" mais aucune image terrifiante, et cela parce que le traumatisme provient d'un abandon, une maltraitance affective?

commentaire n° : 1 posté par : My_illusion le: 28/03/2008 22:31:02
Bonsoir My Illusion,

Je viens d'envoyer un e-mail avec votre question à M. Brassine.


Vous savez, derrière chaque victime se cache un être humain, qui a besoin d'être protégé, qui a besoin d'être aimé, qui a surtout besoin de faire comme si rien ne s'est passé, qui a besoin de vivre une vie comme tout le monde. Il y a autant de raisons qu'il y a de victimes. Une victime espère surtout qu'un jour la souffrance s'arrête.
 
Pourquoi j'ai pu accepter mon mari au début de notre relation, je pense pour toutes les raisons mentionné plus haut.
 
Amicalement
 
Frieke Brandebourg-Jeurgens
 
commentaire n° : 2 posté par : carnet de liens (site web) le: 29/03/2008 00:17:02
Bonjour Frieke,

Je voulais apporter aussi mon témoignage et confirmer que cette thérapie est vraiment extraordinaire, qui mérite d'être connue et qui j'en suis certaine aidera beaucoup de traumatisés.  J'ai été moi-même victime de violences sexuelles, et j'ai eu aussi la chance  d'être soignée par M. Brassine.
Votre témoignage est juste à tout point de vue, et j'encourage toutes les victimes à s'inscrire cours que vous allez organiser "les victimes se soignent elles-mêmes" car elles verront un changement positif très vite.
Elluna 11 
commentaire n° : 3 posté par : Anonyme le: 31/03/2008 10:33:06
Bonjour, 

La question que vous posez n'est pas très développée, pas détaillée. Je pourrais sans doute mieux y répondre si je recevais plus de précisions. 
Je vais, quand même, tenter d'y répondre dans les grandes lignes. Il est clair qu'il y a deux formes différentes d'actions qui créent un syndrôme de stress post traumatique. 
En bref: 1) la plus "classique" l'agression subite, inattendue.  2) la répétition, parfois pendant des années, d'une même attitude de rejet, d'abandon, d'humiliation... (à l'instar de la torture  dite de la goutte chinoise, qui tombe à répétition, pendant longtemps et finit par rendre fou) 
L'anesthésie à laquelle vous semblez faire allusion, sous le terme "d'hébétude", que la personne peut ressentir en conséquence d'une attitude de rejet ou d'abandon répétée est fréquente et peut recevoir une aide appropriée. 
Avec le PTR il serait utile de travailler cela, par certaines approches empruntées tant à la Somatic Expériencing ou encore à l'utilisation de la résistance en développant en accentuant d'abord  la protection dont vous parlez, dans ce cas la "sensation de non-vie".
 Le EMDR dans ce type de situation n'arriverait que difficilement à venir à bout de ce symptôme.
La sensation de non-vie, d'hébétude, d'anesthésie, peut découler tant d'une agression du premier type que du second. 
Bien entendu, il serait bon d'en juger spécifiquement et d'essayer concrètement les différentes approches avec la personne, avant d'en dire plus.
J'espère avoir répondu ainsi à votre question.

G. Brassine

commentaire n° : 4 posté par : G. Brassine le: 01/04/2008 20:36:20

Bonjour M.Brassine,

merci pour votre réponse.

 
Je voulais effectivement parler de la répétition, la classique me semble moins difficile à « soigner ». Qu’est-ce la folie ?

 
« L'anesthésie à laquelle vous semblez faire allusion, sous le terme "d'hébétude", que la personne peut ressentir en conséquence d'une attitude de rejet ou d'abandon répétée est fréquente et peut recevoir une aide appropriée. »

 
Pourrais-je trouver des témoignages de ces personnes qui ont réussi à revivre normalement ? Des personnes ayant subi de la maltraitance durant des années d'enfance sans tuteur de résilience à proximité et qui, pendant ces années, ont trouvé que l'anaesthésie était le meilleur moyen de survie. Anaesthésie tellement efficace que même adulte, ils ne font ni confiance, ni n'accepte qu'on les aime.

 
« Avec le PTR il serait utile de travailler cela, par certaines approches empruntées tant à la Somatic Expériencing ou encore à l'utilisation de la résistance en développant en accentuant d'abord  la protection dont vous parlez, dans ce cas la "sensation de non-vie". »

Sur le net, je lis ceci : l’idée « révolutionnaire » - de la « Somatic Experiencing », est donc de remonter à la source « somato sensorielle » du trouble post traumatique, source qui n’est en réalité ni cognitive ni émotionnelle.

Il n’est pas évident de vraiment comprendre cette phrase : la source du trouble post-traumatique, qu’est-ce que ça pourrait être si ce n’est ni cognitif, ni émotionnel ?


 


commentaire n° : 5 posté par : My_illusion le: 02/04/2008 00:57:44
Pour vous répondre Frieke,

merci pour votre réponse.

Citation:

Vous savez, derrière chaque victime se cache un être humain, qui a besoin d'être protégé, qui a besoin d'être aimé, qui a surtout besoin de faire comme si rien ne s'est passé, qui a besoin de vivre une vie comme tout le monde. Il y a autant de raisons qu'il y a de victimes. Une victime espère surtout qu'un jour la souffrance s'arrête. Pourquoi j'ai pu accepter mon mari au début de notre relation, je pense pour toutes les raisons mentionné plus haut.

Je le comprends bien, cela est tout naturel et sain.
J'ai néanmoins de la difficulté à comprendre comment vous êtes parvenue à l'accepter en tant que mari. Je veux dire, pour recevoir de l'attention, protection, pour vivre un rêve, ne plus penser au trauma, il y a sa famille, ses amis, son travail, ses animaux, ses activités sportives, associatives, loisirs etc.
Il n'y a aucun jugement de ma part, rassurez-vous, j'ai simplement de la difficulté à comprendre que suite à votre traumatisme, vous êtes parvenue à accepter l'amour physique avec un homme, du moins au début. C'est une réussite dans votre vie, cela est clair et je vous en félicite.

Cha cha cherche, annuaire de repérage francophone