Julie, quadragénaire qui en paraît trente, est une très belle femme. « Mais il ne supportait pas que les hommes me regardent, qu'ils me parlent. Quand il partait de la maison, il
m'enfermait en disant que, comme on vivait dans un petit village, les autres hommes viendraient me voir ». Des dizaines et des dizaines de fois, Julie s'est dit : « ça va
passer ». Car elle voulait y croire. Pas à un conte de fée, mais à une vie à deux qui aurait fonctionné, parce que cet homme d'âge mur représentait une sécurité pour cette Africaine qui
rêvait de faire venir en France ses trois premiers enfants, restés au pays. « Là-bas, si tu n'as pas d'argent, tu regardes ton enfant mourir. Je voulais une vie meilleure pour eux... ».
Alors, elle tient bon. Même quand son mari passe aux coups. « C'est arrivé à la fin de ma grossesse. Il m'a donné des coups de poings dans le dos, des coups dans les tibias »... Le
médecin, qui veut comprendre....
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